
BOB DYLAN à Carcassonne ce lundi 26 juin 2023, ou comment retrouver l’auteur de la plus belle chanson du monde, peu importe laquelle, car c’est sur, elle est de lui.
Preuve s’il en est que ce concert était attendu, Paris Match avait même dépêché un journaliste pour couvrir cette soirée exceptionnelle, réservée à moins de 3000 personnes qui avaient payé (cher) pour y assister.
Après l’avoir vu et applaudi à Pause Guitare – Albi en 2015 (8 ans déjà !) où il nous avait livré un concert bien médiocre, enchainant ses plus grands succès à la volée sans un mot ou un regard pour le public, détestable Bob Dylan…
J’attendais de Carcassonne à peu près le même dédain du personnage pour les 2500 à 3000 masochistes présents qui n’auraient pas manqué le rendez-vous, tout en sachant que Dylan en personne s’en moquait royalement.
Et bien, à ma grande surprise, sa présence à Carcassonne fut à l’inverse d’Albi, presque chaleureuse, disant même parfois quelques « Thank You » à ce public qui le badait et nourrissait son égo d’applaudissements fort mérités.
BOB DYLAN s’est même levé à plusieurs reprises de son piano, ses 83 ans lui demandant d’écarter légèrement les jambes pour chanter debout, la main gauche posée sur son piano, comme pour garder l’équilibre, à 3 reprises il a attrapé son harmonica, sonnant presque faux, comme à son habitude, suffisamment sur le fil de la justesse des notes pour que son public de la première heure se mette à le glorifier, comme à l’époque du Highway 61 Revisited.
Pour ma part, j’ai applaudi la set liste de ce concert puisée en majeure partie dans son dernier album Rough and Rowdy Ways qui baptisait cette tournée.
J’ai même failli pleurer de plaisir sur Black Rider, GoodBye Jimmy Reed ou My Own version Of You, parmi les 9 titres joués de cet album qui en comporte 10.
J’ai kiffé cette nouvelle version très électrifiée de Gotta Serve Somebody dont il a fallu attendre les premiers mots prononcés par le maître pour la reconnaitre, et j’ai également aimé plus que de raison cette relecture de When I Paint My Masterpiece de 1971.
Et puis au terme de 90 minutes de ce Live entouré au plus près de ses musiciens, dans un décor tout rouge qui ne variera pas de tout le concert, sans écrans géants et avec téléphones portables interdits, Maitre Dylan s’en est allé, après avoir remercié ce public qui lui faisait une standing ovation dans ce magnifique Théâtre Jean Deschamps à ciel ouvert de la Cité de Carcassonne.
Les lumières se sont éteintes, puis 2 minutes après, elles se sont rallumées, dans cet intervalle, Dylan était parti, disparu….
Malgré tout, mon côté rebelle n’a pu s’empêcher de prendre quelques photos interdites, au risque de me faire expulser si j’avais été remarqué, comme ce fut le cas malheureusement pour ce gars quelques rangées plus loin, moins chanceux… ou moins discret ?
Voici 2 de ces photos volées (1 en ouverture de cet article, 1 en cloture un peu plus bas) , accompagnées de la playlist du concert.
C’était surement la dernière fois que je voyais Bob Dylan le Grand, Bob Dylan le Maitre, une de mes idoles en concert, j’en garderais un meilleur souvenir que la première. Times They Are A-Changin’, c’est l’essentiel ![]()
1 – Watching the river flow
2 – Most likely you go your way (and I’ll go mine)
3 – I contain multitudes
4 – False Prophet
5 – When I paint my masterpiece
6 – Black Rider
7 – My own version of you
8 – I’ll be your baby tonight
9 – Crossing the Rubicon
10 – To be alone with you
11 – Key West (Philosopher Pirate)
12 – Gotta Serve Somebody
13 – I’ve made up my mind to give myself to you
14 – Old Black Magic
15 – Mother of Muses
16 – Goodbye Jimmy Reed
17 – Every Grain of Sand

Laisser un commentaire