
Robert Finley au Bolegason Castres 25 Nov 2023 :
Salle comble, concert MAGIQUE à guichets fermés !
Robert Finley nous a offert une plongée de près de 2 heures dans le Swamp Blues de SA Louisiane, on aurait presque pu sentir l’odeur humide des Bayous et les piqûres de moustiques.
Lorsqu’il chanta Alligator Bait sur le rappel, on se serait cru sur un rocking chair posé au milieu des marécages.
Lui qu’on surnomme Le dernier des Alligators de la Louisiane nous a produit un concert incroyablement dynamique du haut de son 1m95 et de ses 69 ans, avec un son puissant et proche de celui de son producteur, Dan Auerback des Black Keys ou du regretté RL Burnside.
Pour beaucoup, c’était une découverte du personnage, qui pour cette tournée était accompagné de Christy Johnson, sa fille aînée qui aura pris le micro pour quelques titres, laissant son père au repos et nous délivrant au passage une voix incroyable.
Pas mal de titres du dernier disque de Robert Finley « Black Bayou » ont été joués mais également du précédent Sharecropper Son, produit lui aussi par Dan Auerback (Black Keys).
C’est d’ailleurs avec ce titre qu’il démarra le concert, souvenirs de son enfance comme fils de métayer dans les champs de coton.
Nous avons vécu quelques moments de fortes émotions, notamment lorsqu’il entonna I Can Feel You Pain , Lucky Day, My Story ou Nobody Wants To Be Lonely, nous racontant au passage quelques unes de ses propres histoires vécues, la visite qu’il effectue régulièrement auprès de son vieil ami en maison de retraite, comprenant qu’il s’agit pour lui de la dernière ligne droite, la perte de sa vision d’un œil le rendant quasiment aveugle et les décès prématurés de 2 de ses frères.
Et puis, plus enjoué ses relations complexes et multiples avec les femmes, sa complicité avec le whisky ou l’amour qu’il porte à son patelin Louisianais de Bernice, invitant chacun présent dans la salle à aller lui rendre visite si par cas, « on venait à passer par là ».
Invitation confirmée ensuite lorsque nous avons pu lui parler en comité restreint après le concert pour quelques photos et dédicaces de mon exemplaire de Soul Bag Magazine sur lequel il apparaît en couverture.
Au final, on a vécu un excellent moment passé bien trop vite.
C’est sur qu’on aurait aimé qu’il prolonge, encore et encore, mais le bonhomme semblait fatigué au terme de cette tournée Européenne dont le concert de Castres au Bolegason était l’avant dernier sur la liste.
« From The Cotton Fields to Beverly Hills », des Champs de Cotton à Beverly Hills nous a t il chanté, c’est le récit de sa vie… merci au Bolegason pour cette programmation, bien trop rare dans les salles de la région, à part dans les festivals.
Bon retour en Louisiane Monsieur Finley, et qui sait, peut-être a bientôt là bas ?! ![]()

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