Joss Stone au Casino de Paris le 10 Juillet 2024:
Une voix hors du commun dans une salle magnifique !

JOSS STONE, c’est simple j’en rêvais depuis +/- 18 ans, depuis ce jour où lors d’une navigation sur le web, je l’avais découverte au hasard de mes clics chanter Son Of A Preacher Man du haut de ses 19 ans.
Sa chevelure rouge à l’époque, ses pieds nus et sa robe courte, elle déambulait dans le public micro à la main avant de s’agenouiller devant son idole Aretha FRANKLIN.
Ce jour là, je me suis dit que ce serait assurément une des prochaines Grandes Divas de la Soul.
Ne restait plus qu’à la voir, un jour, en concert…

10/07/024 : la tournée ELLIPSIS de JOSS STONE fait halte à Paris, seule date de cette tournée en France, coincée entre le ROYAL ALBERT HALL de Londres le 8 juillet et le KURSAAL d’Ostende en Belgique le 11.
Un rendez-vous immanquable pour ENFIN pouvoir juger de mes yeux et de mes propres oreilles que toutes ces vidéos que j’avais avalées pendant des années pour me consoler de ne l’avoir jamais vue en Live me confirmeraient son talent et sa fougue.

Joss STONE c’est avant tout une voix extraordinaire, une présence scénique sexy du haut de ses 1,78M sans jamais tomber dans la vulgarité, et se présentant toujours pieds nus à son public depuis ses débuts.
Mais JOSS STONE c’est surtout une « ambianceuse » de génie.
Il n’aura fallu que 8 petites minutes après que le rideau se soit levé pour qu’elle décide de descendre chanter SUPER DUPER LOVE dans le public, prenant par là-même un bain de foule dont tous ceux qui l’ont approché le temps de ce titre ne s’en sont plaint.
A compter de cet instant, le public ne retrouvera plus l’assise plus ou moins confortable des fauteuils du Casino de Paris.

Avec une belle discographie à son actif dont l’écriture de titres originaux composent une grande partie de son œuvre, on aurait pu s’attendre à une set-list plus personnelle, mais la belle Joss a parsemé ce « tour de chant » de plusieurs reprises, à commencer par le fameux Super Duper Love (Sugar Billy en 1975) avant de reprendre Stoned Out of My Mind (Chi-Lites en 1973) qu’elle dédicacera « gentiment » à un de ses anciens petits amis. Quand on écoute (ou traduit) les paroles, on se rend vite compte que ce n’est pas très flatteur pour cet ancien petit copain…
Un passage dans son album « Introducing Joss Stone » avec Girl They Won’t Belive It puis ce fut au tour de la magnifique relecture de TEARDROPS (Womack & Womack en 1988) de faire son apparition avant qu’elle ne revienne à son propre répertoire.

En plein cœur de la soirée, elle invitera STEPHEN WILSON Jr. (qui réalisa sa 1ère partie) à se joindre à elle pour nous offrir un duo magnifique (Even The Sky) que vous pouvez découvrir ci-dessous, filmé lors de cette soirée du Casino de Paris par un généreux spectateur qui a mit en ligne ce moment fort du concert pour en faire profiter les internautes.
Qu’il en soit remercié ici.
C’était le 1er passage en France pour ce songwriter américain natif d’un coin rural du sud-ouest de l’Indiana, proche de la frontière du Kentucky.
Sa musique se situe à mi-chemin entre Bjorn Berge pour la guitare saturée et n’importe quel songwriter du Sud des États-Unis pour les textes.
Ses paroles sont majoritairement orientées à l’adresse de son père à qui il a dédié la quasi totalité de ses chansons.
Ne nous a-t-il pas rappelé à plusieurs reprises qu’il était »le fils de son père », Stephen WILSON, lui étant le Junior, et fier de porter le nom et les racines de ce père boxeur décédé.

Joss STONE reprendra le fil de la soirée après ce duo pour nous gratifier de 2 medleys, un premier funky disco dont elle dira qu’elle le dédiait à sa petite fille qui adorait danser sur ces airs et qu’elle avait créé ce mix des années disco pour elle, et un autre orienté reggae dédié à son frère baptisé Harry’s Symphony.

Puis ce fut au tour d’un des titres phares de son album Colour Me Free sorti en 2009 (que la belle avait caché au fin fond du CD) avec Mister WANKERMAN dont elle demandera au public comment on traduisait un Wanker en français ?
La traduction la plus proche étant « branleur« , là encore, elle nous a narré l’une de ses anciennes aventures avec un de ces nombreux « Wankers« .
Ce fut à mon avis, le moment le plus intense de la soirée.
Une montée crescendo vers une performance vocale bien supérieure à ce qu’il me fut donné l’occasion d’entendre jusqu’à présent dans ma vie de bourlingueur de concerts.
Voici ce que j’ai pu filmer de Mr Wankerman au Casino de Paris…
Le concert se clôturera avec Tell Me ‘Bout It un peu moins « sexy » que la version album, et surtout avec l’exceptionnel Righ To Be Wrong lors du rappel et de la traditionnelle distribution de Tournesols dans le public qui clôture les concerts de cette tournée Ellipsis.
A titre personnel, j’aurais pu espérer un rappel plus long avec (à mon humble avis) le titre qui aura manqué lors de cette soirée, For God’s Sake, Give More Power To The People.
Peut-être le quota de reprises avait-il été atteint ?

En conclusion, le public du Casino de Paris a pu découvrir (ou redécouvrir pour les plus fidèles de son public) une Diva à l’énergie communicative, solaire, souriante, en liaison permanente avec son public, à l’humilité certaine, n’hésitant pas à s’effacer l’espace de quelques minutes pour mettre en avant ses 3 magnifiques choristes, comme pour montrer qu’elle n’est pas la seule à savoir chanter sur scène.

Un Big Up également aux musiciens, solistes, rythmiques et cuivres qui l’accompagnaient sur cette tournée pour leur talent dans une certaine discrétion scénique.

C’était mon premier concert de JOSS STONE, attendu depuis des années, mais ce ne sera pas le dernier.
Je ne manquerais pas de scruter ses prochaines dates en France, pour pouvoir revenir l’applaudir, et qui sait, cette fois-ci, avoir la chance de l’approcher à sa sortie pour un autographe, un « selfie » ou les 2 ?

Pour finir, je voudrais également souligner l’engagement humanitaire que porte JOSS STONE via sa Fondation qui intervient dans 200 des endroits les plus pauvres de ce monde, que ce soit pour apporter des solutions éducatives, médicales, sanitaires et également dans des camps de réfugiés.
Ce dernier chapitre n’a certes rien à voir avec son concert de Paris, mais nous montre qu’au delà de l’exceptionnelle artiste et maman comblée qu’elle est, elle n’hésite pas à mettre sa notoriété au service des plus défavorisés de notre planète. Une vraie belle personne…

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