
Temps de lecture de la page :
Dear God, 5ème album studio
Le 5ème album studio des PRETTY RECKLESS et sa charismatique leader Taylor MOMSEN publié le 26 juin 2026 sur le label Fearless Records, se nomme Dear God.
Taylor MOMSEN et son groupe soutiendront la publication de ce disque au travers d’une tournée européenne qui s’arrêtera au Zénith de PARIS le 24 novembre 2026.
Retour sur un phénomène…

Le Rock s‘est trouvé une nouvelle Déesse !

Quel chemin parcouru par Taylor Momsen, la lead-singer des PRETTY RECKLESS depuis son apparition en 2000 dans le rôle de la petite Cindy Lou Who dans le film The Grinch, aux côtés de Jim Carrey (le mec déguisé en vert ci-dessous), jusqu’à Dear God, cette publication de 2026 !

Mais à y regarder de plus près, on constate que son histoire n’a pas démarrée à l’âge de 7 ans face à ce monstre de fable de Noël, mais 5 ans plus tôt, quand elle n’était encore qu’un bébé de 2 ans à peine..
« Je n’avais pas d’amis… »
Une enfance étrange, paradoxale et à contre courant de l’évolution normale d’un(e) enfant que celle de Taylor Momsen.
Née le 26 juillet 1993 à St Louis, Missouri, elle n’a que 2 ans lorsque ses parents l’inscrivent dans une agence de mannequin. On laissera à chacun sa liberté de penser sur le délicat sujet des enfants star, perçu de notre côté de l’Atlantique comme une profonde erreur d’éducation, mais qui a toujours été une pratique fort populaire de l’autre côté de l’océan.

Début 1997, à peine âgée de 3 ans, elle devient bien malgré elle la vedette d’un spot publicitaire pour les nuggets de poulet de Shake-N-Bake.
So cute ! diront certains, qui à cette époque n’imaginent pas une seule seconde que ce petit bout de chou tout mignon, allait devenir la chanteuse un peu dark aux yeux maquillés de noir et aux tenues provocatrices qui allait fracasser les fans de métal…
On relèvera une trajectoire assez similaire dans la trash-attitude chez d’autres enfants starifiés très jeunes, notamment Miley Cyrus ou Britney Spears.

« Mes parents m’ont inscrit chez Ford [Modeling] à l’âge de 2 ans. Aucun enfant de 2 ans ne veut travailler, mais je n’avais pas le choix. Toute ma vie, j’ai été à l’école par intermittence. Je n’avais pas d’amis. Je travaillais constamment et je n’avais pas de vraie vie… ». Des commentaires de sa part que l’on retrouve dans chacune de ses interviews.
La légende s’est ensuite construite sur fonds de dépression, de drogue et d’alcool.

La Bible Belt en filigrane…
La famille MOMSEN est originaire du Missouri (MO), un état du Midwest américain, connu pour sa richesse culturelle, qui depuis les années 60 a basculé pour le parti Républicain alors que depuis le début du 20ème siècle, les élections voyaient les Démocrates l’emporter. Un fort repli sur les traditions rurales et conservatrices de l’état, qui explique ce changement de couleur politique. Et on ne peut omettre de préciser la forte liaison entretenue par ses habitants avec la religion, qui relie le Missouri à la fameuse « Bible Belt », la ceinture biblique des États-Unis, réunion d’états très conservateurs, principalement situés dans le Sud où la religion prend bien souvent le pas les autres sujets.

Le Missouri a façonné la famille Momsen à bien des égards, et la connexion de Taylor Momsen avec son état natal est une partie importante de son identité, même si elle n’en a jamais ouvertement parlé. Ses parents (Michael & Colette) auraient pu déménager en Californie ou à New York pour favoriser l’essor de cet enfant Starifié très jeune, mais ils auront préféré rester dans leur Midwest conservateur.
… Et la Présence de Dieu
Cette connexion avec le Missouri explique probablement en partie le titre de cet album, Dear God…
« That litte girl we knew has clearly gone insane » chante-t-elle dans le titre éponyme de ce nouvel album (cette petite fille que nous avons connu est clairement devenue folle).
En 2016, Taylor Momsen a prit la décision de s’éloigner de cette relation complexe avec la religion dans laquelle elle a grandi, déclarant qu’elle gardait en elle une importante part de spiritualité mais qu’elle ne pratiquerait, ni ne s’identifierait plus au Christianisme.

Pourtant ce Dieu qu’elle souhaite à tout prix éloigner de sa vie reste bien présent, des titres aux paroles, dans bon nombre de morceaux de Dear God, et si on s’amuse à revisiter ses albums antérieurs, on se rend très vite compte qu’elle n’a toujours pas soldé le contentieux qui la lie à cet hypothétique être suprême, un peu à l’image d’une relation avec un compagnon toxique dont on aurait bien du mal à se défaire…

La raison pour laquelle j’ai appelé ce disque Dear God (Cher Dieu), c’est parce que c’est un appel, une prière, mais ce Dieu peut signifier n’importe quoi ou n’importe qui. Ce n’est pas littéral. Il s’agit d’un concept bien plus grandiose, a récemment expliqué Taylor Momsen dans une interview : J’ai tout simplement grandi avec le christianisme, c’est donc l’image que je lui associe.
Great Gig In The Sky…
La découverte du rock, elle la doit à son père à qui elle emprunte les disques des Beatles pour en faire bruler les sillons sous l’aiguille de la platine familiale. Puis, vient la découverte de Jimi Hendrix et de Jim Morisson des Doors, tous deux, hissés au rang d’icônes érotiques d’un blues-rock brutal et mélancolique pour le premier et sensuel et romantico-fusionnel pour le second. Mais la voix qui allait définitivement la marquer au fer rouge sera celle de Janis Joplin.
Ces révélations, elle les couche en paroles et musique dans Rock N Roll Heaven parut en 2021 sur l’album Death By Rock N Roll :
Jimmy, Janis and Morrison, a garden full of sound
Gotta make it to twenty seven before I die,
Jimmy, Janis et Morrison, un jardin plein de (bon?) son,
Je dois atteindre mes ving-sept ans avant de mourir,
Chacun aura bien entendu fait la liaison avec le funeste Club des 27…
Par la suite, ce sera au tour de Kurt Cobain de s’afficher en poster dans sa chambre, lui aussi, devenu locataire éternel de ce même Club des 27.
NB : En 1974, les Righteous Brothers avaient également enregistré une chanson aux paroles similaires, évoquant Jimi, Janis et Otis : « If there’s a rock ‘n’ roll Heaven, Well you know they’ve got a Hell of a band »
Le Cinéma & La Télé comme Tremplins

Son statut d’enfant-star l’aura amené à apparaitre dans des teen-movies dont The Prophet’s Game en 1997 et en 2002, on la retrouve à l’affiche dans 3 films : Spy-Kids 2, Hansel & Gretel, et We Were Soldiers aux côtés de Mel Gibson. Mais c’est surtout son engagement en 1997 pour jouer le rôle de Jennifer Tallulah Humphrey pour la série Gossip Girl qui allait la propulser dans une dimension bien plus populaire que les films pour ados de série B.
Elle y joue la fille d’un couple de hippies qui aimerait bien faire partie du cercle très fermé des filles riches de ce New York des beaux quartiers de l’Upper East Side.
Elle est à l’époque la plus jeune des actrices de la série, à peine âgée de 14 ans. On pourra ainsi la voir grandir au fil des 4 premières saisons, et elle fera un passage en tant que Guest dans la 6ème et dernière.
Le sens du Timing….

Taylor MOMSEN s’était exprimé sur son départ mouvementé de la série qui l’avait propulsée. La Warner qui produisait la série refusait de la laisser partir, de son côté, The Pretty Reckless, déjà formé depuis 2009 l’attendait. « Mettre fin à mon contrat a été un très long combat, et a engendré beaucoup de disputes. Sortez-moi de là, c’est en train de me tuer., aurait insisté Taylor Momsen, Je veux faire autre chose de ma vie ».
Et cet autre chose, c’est du Rock et l’enregistrement de LIGHT ME UP (Allumes moi), le 1er album qui sera publié en 2010 accompagné de son killer-single Make Me Wanna Die dont le strip-tease scénarisé et volontairement provocateur du clip, avait choqué cette Amérique prude et conservatrice dont elle fuyait l’hypocrisie liée à la religion.
(NB: un EP était sorti quelques mois plus tôt sous le nom de The Pretty Reckless, voir la cover ci-dessus).
Ironie du sort, des titres extraits de ce 1er album allaient se retrouver dans la BO des 2 dernières saisons de Gossip Girl, mais également dans la série Vampire Diaries et dans l’adaptation du comic book super-héro Kick-Ass.
… et AC/DC comme Parrains
L’excellence de ses premiers albums rajoutée à sa personnalité scénique lui ont ouvert les portes des grands évènements, et Taylor MOMSEN s’est retrouvé à effectuer les premières parties des Rolling Stones, de Guns and Roses, de Soundgarden, mais c’est surtout les tournées planètaires en ouverture du groupe AC/DC de 2024 et 2025, ainsi que 17 dates américaines en 2026, qui allaient la révéler mondialement. On peut difficilement trouver meilleur « highlight » pour promouvoir la sortie de ce 5ème album DEAR GOD, quand il est joué 3 fois par semaine devant 80 à 100.000 personnes à chaque prestation.

Merry Christmas!
Avant la publication de Dear God, Taylor MOMSEN et les Pretty Reckless nous ont gratifié d’un LP 5 titres de Noël en novembre 2025, qui revisitait des extraits de la BO du film The Grinch. L’espace de 2 chansons dont un duo avec sa propre enfance sur Where Are You Christmas, elle revenait sur ces titres revus et corrigés bien entendu façon Pretty Reckless.
Des extraits de ce LP avait été diffusé dans le podcast XMAS ROCK SONGS 2025 dont vous pouvez retrouver la séquence ci-dessous :

When I Wake Up
When I Wake Up a été le 1er single de Dear God à avoir été publié par les Pretty Reckless. Les déclarations choc se sont succédées pour ce titre : « L’aube d’une ère nouvelle » ou encore « Dieu tout entier embrasse la vulnérabilité, l’intensité et la liberté artistique », propos sur lesquels Taylor Momsen a renchérit « Cette chanson, c’est l’histoire d’un rêve qui tourne au cauchemar, quand une vie d’excès te mène sur des montagnes russes condamnées à s’écraser et que tu fais tout pour ne pas le voir »

Pour le clip de WHEN I WAKE UP, Taylor Momsen a tenu à inviter deux de ses anciens partenaires acteurs de GOSSIP GIRL, mais également, on peut y reconnaitre Pat Smear et Ilan Rubin, respectivement, guitariste et batteur des Foo Fighters.
Attention toutefois à la vidéo de ce titre qui est suffisamment explicite entre soirée orgiaque, triolisme, relation saphique, rails de coke à gogo et vocabulaire en dehors des codes, pour avoir été soumis à une limite d’age.
When I Wake Up, I Don’t Know Where I What Last Night…
« Au réveil, je n’me rappelle plus où j’étais la nuit dernière… », résume en 3 minutes 30 cette nuit de débauche qui provoque un monumental « hangover » au réveil.
Si l’univers global de Taylor MOMSEN a toujours été et reste assez dark, on ne peut qu’être séduit par la super production qui enrichit chacun de ses albums de Light Me Up à Dear God.
Dear God justement n’échappe pas à la règle, et même si ce côté ténébreux peut parfois choquer un public sur la réserve, on soulignera l’esthétique qui habille aussi bien le livret de l’album que les vidéos des titres qui le composent, quand bien même la plupart sont fortement imbibés de scénarios frisant la censure aux moins de 18 ans.
Là où certains qualifieront ces clips de surenchères visuelles, d’autres y verront une forme d’art cinématographique pour public averti.
Elle semble bien loin l’innocente Cindy Lou Who qui donnait la réplique à Jim Carrey dans The Grinch !

La confiance installée…
L’album DEAR GOD possède ce je ne sais quoi qui laisse à penser que Taylor MOMSEN et son compère guitariste-compositeur Ben PHILIPS se sont (un peu…) assagis. Pas énormément, mais un peu 🙂
Avec Dear God , on sent surtout une team en totale confiance, à tel point que le groupe n’a pas jugé bon d’en afficher le nom sur la pochette, ne laissant de visibles que la photo d’une jeune femme de dos en tenue d’écolière assise face à son pupitre et à sa croix… et un titre accrocheur.
La promo se chargera du reste.
Est-ce cette intervalle de 5 ans qui sépare la sortie de Dear God de son prédécesseur Death By Rock N Roll en 2021 qui a produit cet effet de confiance ?

Tués par le Rock…
Pour rappel du contexte, Taylor Momsen avait composé Death By Rock N Roll dans une période extrêmement complexe, après qu’elle ait du faire face en 2018 à la mort accidentelle à moto de son producteur Suketo ‘Kato’ Khandwala pour lequel elle écrivit le poignant Harley Darling, une lettre d’amour à son producteur de toujours qu’elle considérait comme son meilleur ami. Chanson qui démarre sur une note d’harmonica plaintif pour se fondre en ballade à mi chemin entre Folk et Country.

« Même s’il n’est plus là physiquement, je refuse que son âme meure elle aussi » s’était-elle confiée à la sortie de l’album en 2021 dans un podcast américain.
La « Harley » mentionnée dans le titre fait bien entendu référence à la marque Harley-Davidson, dont les motos sont décrites ici « comme une force sombre qui a emporté mon amour et a conduit mon ami sur cette route solitaire ».
Cette perte faisait suite, à quelques mois d’intervalle, au suicide de son vieil ami Chris Cornell, chanteur des Soundgarden qui avait accueilli les Pretty Reckless à leurs débuts pour assurer les premières parties du groupe grunge de Seattle.
L’histoire (ou la légende ?) veut que Taylor Momsen fut l’une des dernières personnes, si ce n’est la dernière, à avoir parlé à Chris Cornell backstage, le soir du dernier concert effectué par Soundgarden à Détroit, le 17 mai 2017, quelques heures avant qu’il ne se supprime dans sa chambre d’hôtel.
Deux évènements tragiques qui avaient plongé Taylor Momsen dans une profonde dépression augmentée par des prises massives de drogues.
La pochette de Death By Rock N Roll où on elle apparait nue, allongée en position fœtale sur une pierre tombale rendait hommage à ses chers amis disparus.

C’est le Rock qui m’a sauvé…
« C’est la musique qui m’a sauvé. Je sais que ça fait vraiment cliché, mais c’est le Rock N Roll et la musique qui m’ont fait sortir de cette dépression et j’ai pu trouver un endroit pour recommencer à écouter des disques. Cela m’a amené à écrire l’album, qui est différent des précédents à bien des égards, il s’est simplement évaporé de moi. Cet enregistrement est presque le flux de ma conscience, et c’est ce qui m’a sauvé ».
Ce disque tout en étant plus mélodique que les précédents, garde l’ADN de Taylor Momsen La Métalleuse dans la plupart de ses compos.

Bad Girls Goes To Hell…
On est assez (agréablement!) surpris de retrouver dans Dear God des touches de Folk mêlées à des sons qui parfois se rapprochent d’un rock psychédélique des seventie’s, mais souvenons-nous que le précédent Death By Rock N Roll proposait à son tour des sonorités d’Americana, alors, pourquoi s’étonner ?
La surprise vient quand même de ce clin d’œil fort appuyé aux Red Hot Chili Peppers (Rollercoaster of Life), sur lequel on en peut que sourire en entendant les premières notes et surtout lorsque l’on tend l’oreille, avec ce Chili Peppers prononcé distinctement par Taylor Momsen qui finit par lever le doute qui pouvait subsister sur le clin d’oeil aux membres fondateurs des RHCP et amis de toujours que sont Anthony Kiedis et Flea.
Côtés paroles pour DEAR GOD, rien de très nouveau, toujours ces références propres aux fantasmes du métal, les sorcières, les monstres nocturnes, la rivalité qui oppose Dieu au Diable, le sexe et les liaisons dangereuses.
On reste dans cet espace de liberté totale dans lequel Taylor Momsen puise un vocabulaire à la limite de la censure, un esprit libertaire qui continue la transformation inexorable de la petite fille bien sage qu’était Cindy Lou Who en Bad Girl Goes To Hell qu’est Taylor Momsen.
Et ce n’est pas son armée de fans, de 7 à 77 ans qui viendra s’en plaindre !

Dear God dans les Etoiles *****
Sur 14 des titres qui composent DEAR GOD, trois portent le même nom et s’incrustent en fil conducteur de la track list, à tel point que l’on aurait pu attribuer ce titre au nom de l’album. Et entre nous,, « Life Evermore », (La Vie Eternelle), ça aurait eut de la gueule comme nom d’album non ?

En conclusion, The Pretty Reckless évolue ici dans une forme de maturité qui suit assez naturellement les précédentes expériences, pour accéder avec ce 5ème album, non pas au summum, (it’s a long way to the top chantait Bon Scott), mais à un palier qui n’avait pas encore été atteint par Taylor Momsen et sa bande de rockers jusqu’à présent. Et avec cet enrichissement, le groupe réussit le tour de force de continuer à faire vibrer ce noyau émotionnel dont ils ont fait leur signature depuis 2009.

Le groupe THE PRETTY RECKLESS et son emblématique leader Taylor Momsen se produiront au Zénith de Paris le 24 Novembre 2026 à l’occasion du DEAR GOD TOUR, et cette fois-ci, dans une salle remplie de fans qui lui seront totalement dévoués, avec au programme une prestation qui sera plus longue par définition qu’une première partie, quand bien même, c’était pour leurs parrains d’AC/DC.
Et si on s’y donnait rendez-vous ?

Laisser un commentaire